16 juil. 2008
VIRTUALITY - 23 -
15 juil. 2008
NON SENS
PLONGEE PROFONDE
Lorsque les repères n'existent plus, que ni la vue, ni le son ne vous rattachent au monde, que le tactile n'est plus permis, la personne soumise entre dans un univers qui peut vite devenir terrifiant. Si l'on ajoute à toutes ces privations, un contrôle de l'arrivée d'air en limitant au nez ou a la bouche la faculté d'expiration et de respiration, on arrive vite à une perte quasi totale de la perception de la réalité, du temps et de l'espace. Un sentiment de recentrage sur soi qui effraye parfois et qui peut mener à la panique, s'il n'est pas apprivoisé de manière progressive, patiente et partagée avec la personne dominante.
Quelles preuves plus forte, de son offrande à l'autre, que l'acceptation de la maitrise de ces propres sens, de sa propre respiration, de son propre rattachement à la réalité environnante. Quand le voile noir du son et/ou de la vision ne vous laisse plus de choix que de vous remettre à la confiance en l'autre, la volonté de s'offrir ne peut être tronquée. Si la panique des premiers jeux de privations sensoriels fait place, peu à peu et chaque fois un peu plus, à la confiance aveugle, elle entraîne la personne soumise, enfermée en elle même, sur les pentes d'un abandon si absolue que la profondeur en effraye parfois, aussi, celui qui le reçoit...
Est il utile de dire que la personne dominante est alors le seul recours, le seul lien avec la réalité et que le terme de guide prend alors tout son sens ? Ce plaisir de voir l'autre se confier a vous dans les fonctions qui entraînent sa vie même, ne peut être que le fruit d'un accord exceptionnel et d'une volonté d'écoute parfaite.On touche alors à des plaisirs et à des sensations de puissance exaltante qu'il faut gérer et appréhender avec maîtrise et une totale connaissance de l'autre, mais aussi de soi.
01 juil. 2008
DESSIN -75-
LARRY ELMORE
29 juin 2008
BONDAGE -67- Jumelles
28 juin 2008
UN PEU PLUS ... ENCORE
TRANSGRESSION
Dans la notion de soumission existe inévitablement la notion de dépassement de soi. Que serait la soumission sans l'épanouissement qui naît de la dé-culpabilisation et la réalisation d'actes qui n'auraient pas été vécu, voulu ou envisagé sans la présence de la personne dominante ou l'imposition d'une volonté pour vous y conduire ? La soumission peut-elle être perçue et ressentie au travers de la réalisation d'actes qui n'imposent aucun effort de dépassement de soi ou de volonté de transgression de sa volonté ou de sa moralité ? La demande, si elle ne vous impose pas un choix de volonté,
d'acceptation et parfois de courage face a vous même, n'a aucune
valeur de dépassement ...
Il en va de même pour le jugement d'un observateur pour un acte donné. Il pourra avoir une perception bien différente du degré de soumission qu'un acte impose, mais l'observateur n'a que le rôle de voyeur et il ne peut comprendre le mécanisme et le véritable effort nécessaire à la réalisation de l'acte. L'effort doit être le catalyseur de la personne soumise qui s'impose et offre sa volonté de passer outre le sentiment qui l'envahit en réponse à la demande, et le moteur de la personne dominante qui reçoit l'acte comme une démonstration de l'abnégation de l'autre.
Ainsi, l'équilibre entre un dépassement mesuré et renouvelé, et une demande progressive et toujours réfléchie, amène les partenaires dans un positionnement et un décalage dans leurs jeux qui crée les conditions d'une relation épanouissante. Aucun ne doit abuser des exigences de l'autre... En effet, si le décalage entre l'effort et la grandeur du dépassement est trop important, la personne soumise risque fort de ne pas vivre bien ce moment et de le percevoir comme une transgression abusive. A l'inverse (même si c'est sans doute moins flagrant), une réaction plus profonde que celle demandée, devra être perçue comme un point de réflexion de la motivation et des limites de l'autre.
La transgression, pour être ressentie comme "soumettante", ne pas dépasser la limite de la volonté transgressive de la personne soumise. La personne dominante a le pouvoir de demander un dépassement raisonné, elle n'a pas celui d'imposer une transgression abusive. Un jeu subtil ou chaque personnalité placera la barrière de la transgression a la hauteur de sa propre volonté et ou la personne dominante placera l'obéissance dans sa vision relative de l'acte. Un équilibre qui ne peut exister sans une connaissance mutuelle de l'autre et un échange permanent entre les acteurs de la relation.
14 juin 2008
DESSIN -75-
JITO
11 juin 2008
FETISH STORY -54-
08 juin 2008
RESEAU CONCEPT
PRECAUTION
Au gré des contacts et des rencontres, les adeptes du BDSM, croisent aussi bien dans le "Cyber-monde" que dans le monde réel, une multitude d'individus. Si certains démontrent un savoir vivre et une capacité à être des interlocuteurs de choix, d'autres ne semblent voir et rechercher que la potentialité d'user, d'abuser et défouler leurs frustrations ou leur ignorance ... Nous avons tous rencontré de ces personnages qui confondent les plaisirs des jeux qui sont les nôtres, avec l'échangisme et la sexualité facile. Nous avons tous croisé de ces personnages opportunistes qui croient trouver en la relation BDSM des pourvoyeurs de débauches. Nous avons tous été contacté par des brutes épaisses pour qui dominer se limitent a frapper sans comprendre...
Nous nous demandons, souvent, comment faire pour éviter aux personnes novices et débutantes ou/et aux personnes ayant moins de discernement que d'autres, de tomber dans les mains de tels personnages ou de tels "charognards". Les pièges devenant de plus en plus sophistiqués, la distinction entre l'intention véritable et la jubilation coupable est de plus en plus dur à reconnaitre. Nous avons tous, autant que nous sommes, une liste ( voir une black-list) de personnages qui ont démontré leurs immenses capacités à la "connerie et à l'incompétence"... à "l'incompréhension et à l'ignorance" ... à "la mythomanie et à la limitation" de leurs cérébralités ( au niveau de leur ceinture).
Il va de soi que la variation des critères de chacun dans la reconnaissance en l'autre d'une certaine légitimité et/ou capacité est plus que subjective. Chacun ne prenant en compte que ces propres attentes et un mimétisme par rapport à soi. On ne peut donc qu'encourager les personnes qui débutent à prendre des renseignements sur leurs interlocuteurs et partenaires potentiels. Elles peuvent le faire auprès d'autres interlocuteurs, dans le cas d'un lieu donné (t-chat, forum, club ou soirée) et auprès de l'intéressé lui même qui ne devrait rien avoir à cacher de ses activités passées (Connaissances, partenaires de jeux, personnes rencontrées, référant,...) . Il va de soi qu'un seul avis ne suffit pas pour se faire une opinion consultative, mais la "mauvaise réputation" ou "l'anonymat" ne sont ils pas des signaux d'alertes qui devraient faire réfléchir ?
Le principe de précaution est fondamental en BDSM. Le doute devrait toujours être signe de renoncement que cela soit dans les pratiques ou dans les rencontres. La consultation de tiers personnes sera un élément complémentaire des critères personnels de choix définitifs. Ne doit on pas tout mettre en oeuvre pour éviter de se tromper et de faire une erreur qui, bien souvent, est source de blessures et de désillusions profondes, mais surtout de risque d'abus et de traumatismes? Pour que les rêves ne deviennent pas cauchemar ...
BONDAGE -66-
01 juin 2008
DESSIN -74-
HENDON MILES






























