27 avr. 2006
LE LIVRE DE LAIKA -11-
DEBUT DE PARCOURS (FIN)
Dans ces lieux feutrés que sont les clubs, on trouve bon nombre de personnages. Les soumises de pacotilles et les maîtres de bois y sont légions. Laika aime à provoquer et à montrer sa soumission. Elle est la seule à rester à mes pieds pendant la soirée alors que les autres soumises sont assises. Elle est une des rares à respecter les règles de conduite. Nous aimons tous les deux cela.
Même si chacun vit "son BDSM" à sa façon ... (phrase bien trop souvent entendue à mon goût), il n'en reste pas moins que certaines règles et certains comportements , me semblent incontournables d'application et de régularité. Car c’est la soumise qui donne par son comportement et sa façon d’être, l’image par reflet de son Maître. La soumise fait le Maître.
En effet, nous croisons souvent des femmes qui ne respectent pas les minimuns d’éducation, dont les colliers de cuir brillant et rutilant ne sont que des bijoux sans âmes et sans réalité. Que pensez d’une soumise qui croise les jambes ou qui s’assied, parle ou boit sans accord préalable si ce n’est que son Maître ne lui donne pas une bonne éducation. La soumise doit être la représentation vivante de la philosophie et de l’éducation de son Maître. Elle montre par son comportement l’étendu de la maîtrise et le savoir faire de son maître.
Les vrais amateurs de ses arts de vivre perçoivent vite la véracité et le charisme des personnes présentent. Ce cercle restreint dont les membres sauront en toute occasion montrer leurs compétences, leurs connaissances et leurs respects des code de valeurs de ce jeu. Car le jeu est régit par des codes de conduite et de savoir vivre, des codes de reconnaissances et d’identification que seul les initiés savent reconnaître et utiliser.

24 avr. 2006
LE LIVRE DE LAIKA -10-
DEBUT DE PARCOURS (suite)
Elle sait que je vais devenir plus sévère, plus exigeant. Je la veux parfaite même si cela doit prendre du temps et passer par des épreuves et des situations ou elle sera rejetée à l’état d’objet ou d’esclave. Je veux qu’elle devienne celle qui se dévoue même au pire. Elle détient les chemins de cette puissance qui fait de moi un Maître comblé. Elle me m’en prive jamais car elle sait que sans elle, je ne suis plus le même. La soumise à ce pouvoir de faire du Maître ce qu’il est, elle a aussi le pouvoir de l’en privé. Peu d’initié on compris que ce n’est pas le Maître qui domine, mais la soumise qui détient le vrai pouvoir.
Lorsque les liens se referment sur Laïka, elle devient docile et est prête à endurer tous les sévices et tous les excès. Elle devient la Muse de l’inspiration de mes fantasmes et de ma luxure. Je suis sans cesse à la recherche de nouvelles épreuves. Ainsi, chacun alimente l’envie de l’autre en une profusion de désirs nouveaux et valorisant. Pourtant, la perversité n’est pas de mise car ne sont pervers que ceux qui se cachent. Laïka accepte mes désirs pour me prouver sa dévotion, mais surtout pour se prouver à elle même qu’elle existe en tant que femme. Son appartenance est devenue un moteur de sa vie. La privé de cela serait éteindre une étincelle que je sais avoir allumée.
Les séances que je lui impose sont aussi perverses que possible, même si l’objectif final reste le même. Laika subit chaque séance avec courage et abnégation, surtout lorsque ces actes ont lieu en public. Nos sorties en club sont des moments ou Laika est fière de montrer aux autres soumises ou aux autres Maîtres l’étendu de son don. Elle supporte la cravache et le fouet sans mot dire et sans cri. Cela serait pour elle un aveu de renoncement. Une soumise ne crie pas, ne se plaint pas, ne gémit pas sous le plaisir sans l’accord de son Maître. Elle a vécu le marquage sur la croix de St André, devant une assistance comblée par la force des coups. Elle a supporté les humiliations des fouilles et des poses indécentes. Elle a prouvé sa valeur à plusieurs reprises en présence de dominateur qui ont pu apprécier son dévouement.

18 avr. 2006
LE LIVRE DE LAIKA -9-
DEBUT DE PARCOURS (suite)
Je reconnus en elle les signes de son don intégral, l'envie que doit avoir toute soumise de satisfaire son Maître à tout moment. Cette nécessité vitale qui emplit l’esprit, le cœur et le corps de la soumise. Laïka est déçue par chacune de ses fautes. Elle y voit un échec de sa vigilance, une défaillance de son état et cela la plonge dans le désarroi. Laïka le sait, je ne veux pas être de ses bourreaux qui frappent et qui brisent. Je ne suis pas un sadique. Je pense que la soumission est un mode de vie et de pensée. Si je donne du fouet ou de la cravache se n’est que pour subblimer l'esprit et les pensées de l'autre. Le mélange de la douleur et du plaisir permet, si cela est manier de façon adéquat, d’amplifier la jouissance car ces deux sentiments sont si proches l’un de l’autre. La souffrance décuple le plaisir. Les masochistes trouvent du plaisir dans la souffrance, ceci est donc fondamentalement différents. Les souffrances que j’impose à l’autre ne sont que des outils qui permettent la recherche de l’approche d’un plaisir interdit et la connaissance de soi. Cette sensation qui décuple la jouissance.
Malgré la cravache, Laïka ne fut pas marqué dans sa chair. J’avais, sans doute, frappé moins dur et moins fort, car inconsciemment je la ménageais. Le moment de partir arriva et elle m’offrit alors le plus beau des cadeaux. Elle me demanda de nouveau de lui donner de la cravache, de la marquer dans sa chair, afin de conserver sur elle les traces de sa soumission. Je fus sidérer par cette demande. J’en fus également touché et très ému. Je lui demandais de se positionner à genou et me tendre sa croupe et de cambrer les reins. La cravache en main, je la contemplais avec délice. J’abbatis la cravache sur ses fesses cinq fois avec une force qui laissa de longues zébrures rouges et profondes. La douleur la faisait avancer à chaque coups. Aucun cris ne sortit de sa bouche. Elle était marquée et ces preuves de sa soumission ne rendait fière d’elle. Sa demande me prouva que la soumise avait remplacé la femme. Elle était plus que jamais à moi.
Mon agenda nous permettait des rencontres régulières . Je me devais de préparer et d’organiser nos rendez-vous , afin de la guider dans les méandres de mes désirs les plus vils. Le Maître doit être le créateur, l'organisateur et le planificateur, il doit anticiper les séances et les actes, nulle improvisation n'est permise tant que la soumise et le maître n'ont pas trouvé une harmonie mutuelle. Laïka est si délicieuse lors de nos joutes, que nos sens en sont exacerbés. J’aime montrer ce qu’elle est pour moi ,et elle apprécie que cela se sache. Je la promène régulièrement en laisse et collier dans les rues de Paris ou de grandes villes de provinces. Loin de se sentir honteuse, elle montre avec fierté son collier et arrangue les femmes et hommes qui la fustigent parfois.

13 avr. 2006
LE LIVRE DE LAIKA -8-
DEBUT DE PARCOURS (Suite)
La séance du lendemain fut composée de jeux de godage et de liens. Laïka fut attachée à la poutre, elle subit la fouille et le godage de son intimité. Je savais son envie d’être prise, mais je me la comblais pas. Elle partit avec difficulté pour retrouver sa propre réalité.
Depuis que Laïka était à moi, je ne m’étais efforcé de lui redonner confiance en elle, sans imposer, sans contraindre et sans abuser de l’autorité que j’avais sur elle. Cela viendrait en temps utile. Je voulais conquérir et me faire offrir ses actes plutôt que de lui voler et prendre sans qu'ils n'émanent d’elle. Je ne suis pas un sadique pur, je ne pourrais attacher et frapper sans but que mon seul plaisir... La soumise doit donner par elle-même. Je ne tire ma satisfaction de Maître que dans la demande de Laïka de subir ce que je lui suggère sans jamais être assez explicite pour que la demande soit comprise comme un ordre.
Laïka me remercia de nombreuses fois pour ce week-end. Elle se sentait lier à moi par un lien invisible. Mon premier but était donc atteint et la progression pouvait commencer. Je lui imposais de tenir à jour un journal de soumission ou elle devrait écrire et relater les actes et sensations qu’elle ressentait. Elle devait y indiquer tous ce qu’elle éprouvait Ce livre était son confident et je pouvais y accéder ou lui demander de me lire ses écrits à tous moments.
Un nouveau week-end. Laïka arriva ce vendredi vêtue de noir, les cheveux noués. Elle portait un des ras du cou de perles noires que je lui avais acheté. Je savais que mes cadeaux l’étonnaient car elle n’avait jamais connu cela. En réalité, je ne faisais que la conformer et la préparer à porter les parures et les vêtements que je lui imposerais bientôt. Laïka fut cravachée et fessée durement. Je lui apposais pour la première fois les pinces aux seins et aux lèvres du sexe. Laïka devint une chienne et se comporta comme telle. Elle se donna sans réserve. Elle se déclinait de salope et chienne, se donnant sans limite. Sa soumission était totale. Il était donc tant de la pénétrer… J’ai abusé de son sexe doux et humide avec une délectation sans retenue en la prenant plusieurs fois et jouissant d’elle.

10 avr. 2006
LE LIVRE DE LAIKA -7-
DEBUT DE PARCOURS
Les mots que nous échangions chaque jour étaient un plaisir des sens. Nous nous parlions des heures, sans jamais aucun ennui, ni tarir dans les sujets et les propos. Nos nuits étaient emplies de paroles et d’échanges sur nos envies, nos sensations et nos attentes mutuelles. Laïka me nommait Maître et elle aimait me sentir omniprésent. Je m’efforçais de satisfaire son besoin de sentir son appartenance par des contacts téléphoniques et des demandes qui la maintenait sous emprise. Lui imposant ces tenues de jour, ses bijoux et lui imposant de contact régulier.
Son entourage semblait observé une certaine mutation en elle. La femme froide et sombre, s’ouvrait et souriait. J’imagine que cela en surpris plus d’un, mais Laïka semblait apprécier ce changement. Elle retrouvait des sensations oubliées dans les méandres de son passé de soumise sur lequel elle avait toujours été très vague.
Nous confînmes d’un nouveau rendez-vous. Laïka devait venir à moi. Je n’ai pris conscience de l’effort surhumain que cela avait du être que lorsqu’elle arriva. La route lui faisait peur, une sorte de phobie de l’inconnu. Elle m’avoua que c’était la première fois qu’elle parcourait, seule, autant de kilomètres. Je l’avais guidé route après route, ville après ville. Elle arriva avec la satisfaction d’avoir réalisé un exploit et d’avoir vaincu une peur. Elle l’avait fait pour moi, pour son Maître. Je crois que de la voir si heureuse de cet acte héroïquement simple, me toucha.
Elle entra dans l’appartement et y découvrit les objets évoqués dans nos conversations comme la collection de sabre et d’épée. Je ne peux vous dire si elle aimait cela, mais je sais son bonheur d’être là. Je lui demandais de se vêtir comme je l’avais prévu pour notre sortie du soir. La pudique dame en noir devint la sulfureuse soumise que je voulais montrer. Un gilet un trou sur un simple soutien gorge, une jupe courte, des bas et des talons. Je lui apposais un bracelet de cuir noir et un ras du cou noir, ainsi qu’une ceinture de mailles et de chaînes pour améliorer la provocation et le style. Laïka était soumise et sa tenue ne laissait aucun doute quant à son statut.
Dans la voiture qui nous menait dans une grande ville du centre de la France, je me sentais en possession d’un bijou précieux. Cette femme allait montrer qui elle etait pour moi, et le plaisir de ces jeux dont je ne lasse jamais s’emparait à nouveau de moi. Promenade en ville… dans les rues piétonnes et les bars, Laïka lié a moi par une chaine relié à un bracelet de cuir et un anneau. Le lien visible de tous nous rapprochait. Ma fierté de la posséder, sa fierté de le montrer… Le lien invisible se renforçait...
La soirée commença par un restaurant et une sortie en discothèque. Je ne lui imposais rien que de montrer ce qu’elle était, rien que de montrer son envie d’être reconnue comme une soumise et dans être fier.

07 avr. 2006
LE LIVRE DE LAIKA -6-
DON ET PREMIERS JEUX (FIN)
Laïka reçut les règles de soumission qui devaient devenir ces règles de vie et de comportement en ma présence. Ces règles si classiques mais pourtant si fondamentales dans le jeu et que tout Maître impose à son élève.
Les 12 règles de la soumission entre le Maître et sa soumise
Mon Maître est ma loi
Au respect de ces règles je m’engage
Dans mon corps et dans mon esprit
Je les reçois et les fais mienne
1 Les yeux baissés en ma présence, tu conserveras
La soumise d’efforcera de ne jamais croiser le regard de son Maître, ceci afin de montrer sa position d’infériorité et d’assujettissement. Les exceptions autorisées par le Maître devront être perçues par la soumise comme une récompense dont elle n’est pas digne. Elle s’imposera donc de conserver les yeux à terre sitôt le Maître en sa présence. Cette disposition aura pour effet de lui rappeler, si besoin en était, son état intrinsèque de soumise.
2 Jamais mes décisions tu ne contesteras
La soumise ayant toute confiance en son Seigneur et Maître s’en remet donc intégralement à lui et son jugement. Ce qu’il fait ou dit est vérité universelle. La soumise acceptera sans rechigner ni tergiverser de se prêter aux exigences du Maître. Dans le cas d’incompréhension d’une intention du Maître, la soumise devra laisser la confiance en son Maître la guider, car ce qu’il entreprend ne peut l’être que pour le bien de la soumise et pour leur plaisir.
3 Jamais les jambes tu ne croiseras
De façon à être en permanence disponible et entreprise, la soumise s’interdira de se tenir les genoux serrés et à plus forte raison, les jambes croisées. Dans le même esprit, la soumise tiendra son sexe, son anus et ses aisselles, exempts de toute pilosité incongrue, sauf si le Maître apprécie une toison à l’un ou l’autre de ces endroits. De même le port de sous-vêtements sera proscrit sauf si le Maître en exprime le désir. Il pourra à loisir autoriser le port de soutien-gorge et culotte, ou l’un des deux, ou aucun.
4 Une attitude humble et respectueuse tu conserveras
Pour bien manifester sa soumission, la soumise adoptera constamment un ton et un comportement respectueux pour d’adresser au Maître. Ainsi ses paroles seront judicieusement choisies et ne seront jamais agressives, et encore moins, manifesteront à aucun moment un quelconque énervement ou signe d’impatience. Il est évident que le mode impératif pour s’adresser au Maître est proscrit. Dans le même esprit, le port de bijoux se fera de manière non ostentatoire, le Maître pouvant choisir les parures et les accessoires selon son envie. La soumise s’efforcera de se positionner en permanence en retrait de son Maître. Elle observera aussi d’être toujours à un niveau inférieur à lui, sur le plan physique. Ainsi lorsque son Maître est assis, la soumise s’assoira à ses pieds, et ainsi de suite.
5 A chaque infraction, ta punition toi-même tu réclameras, de tes punitions, toujours tu remercieras.
Bien évidement le Maître conservera un œil critique et attentif aux faits et gestes de sa soumise. Il peut arriver qu’une faute ou erreur de comportement liée à son statut soit commise par la soumise. Mais le Maître peut aussi volontairement laisser croire à sa soumise que la faute n’a pas été relevée, afin de vérifier l’intégrité du respect de cette règle. La soumise devra donc dans les plus brefs délais, informer son Maître de toute inconduite dont elle aurait pu se rendre coupable, et en réclamer une juste punition.
Le Maître disposera intégralement de sa soumise. Il pourra tout à loisir s’amuser avec son corps aussi bien qu’avec son esprit. Ainsi s’il lui prend l’envie de faire subir un châtiment corporel à la soumise, il n’aura pas à s’en justifier. A plus forte raison, si la soumise a failli à l’une des obligations afférentes à son statut. La soumise s’obligera à remercier le Maître de l’attention qu’il a bien voulu lui porter lors de cette punition. De même, il pourra à discrétion la faire dormir dans un lieu de rétention, dans des conditions minimales de confort. Ce dont la soumise le remerciera également.
6 Ton temps libre à mon plaisir et mon bien-être tu consacreras
L’esclave devra consacrer l’essentiel de son temps à se dévouer comme il se doit à son Maître. Elle s’inquiétera en permanence du bien être de son Maître, s’attachant à servir celui-ci comme son statut de servante l’y oblige.
Ainsi à table par exemple, elle devra veiller à ce que son Maître ait toujours son verre plein, du pain à disposition. Si l’envie lui en prend, le Maître fera prendre sa pitance à son esclave, dans une gamelle, à genoux à ses pieds. Voire même lui jeter de temps à autre un os à ronger, le plaisir d’une soumise étant d’être avilie, rabaissée au rang d’animal de compagnie que le Maître peu indifféremment caresser ou repousser d’un coup de pied.
7 Irréprochable et parée toujours tu seras
La soumise veillera à être en permanence désirable pour son Maître. De ce fait elle s’abstiendra de se présenter à lui en tenue négligée, mais au contraire s’efforcera de paraître toujours sous son meilleur jour. Dans le cas où les obligations familiales s’opposeraient à ce précepte, la soumise s’en excusera immédiatement auprès du Maître, et fera en sorte de remédier très rapidement à cette situation inacceptable. La soumise devra en permanence avoir à l’esprit de provoquer le plaisir et le désir de son Maître
8 Par mensonge ou omission, la vérité tu ne travestiras
Il est hors de question de tolérer tout manquement à cette règle. En aucun cas, la soumise ne devra dissimuler, ou travestir la pure vérité à son Maître. Quelle que soit la gravité des faits, ou paroles incriminées, la soumise devra en informer immédiatement son Maître qui jugera en toute équité du bien-fondé et de la dureté de la punition.
9 Toutes tes tenues imposées avec fierté tu porteras
Le jeu de domination / soumission ne se cantonne pas (ou ne devrait pas se cantonner) aux seules soirées organisées. Si la soumise est sincère, elle vivra sa soumission à chaque instant. Elle portera sur elle les marques de son appartenance et de sa condition.
Le collier de cuir muni d’un anneau pour accrocher une laisse semble le plus indiqué en la matière. Visible de tous, il peut être suffisamment décoratif tout en étant relativement explicite et laisser planer le doute. Ce qui ajoutera à la confusion de la soumise et la maintiendra en état d’esclavage. Une chaînette à sa cheville gauche marque son appartenance et toutes autres marques qu’il juge à son goût.
Il pourra demander à sa soumise, pour son plus grand plaisir, de sortir court vêtu, et d’arborer un décolleté provoquant afin d’offrir le spectacle de son corps à des inconnus, dans les lieux et circonstances qui plairont au Maître.
10 Avec quiconque (désigné par moi) dans nos jeux même comportement tu adopteras
Le Seigneur et Maître peut prêter ou louer et à l’extrême vendre ou donner sa soumise à qui bon lui semble. Dans ce cas, ce que fait ou dit le nouveau bénéficiaire a, aux yeux de l’esclave, exactement la même valeur que si ces gestes et paroles émanaient du Seigneur et Maître. La soumise devra donc exécuter avec le même entrain et la même ferveur, les demandes du nouveau Seigneur et Maître
11 De ton corps, jamais aucun accès tu ne me refuseras
Puisqu’une soumise est ravalée au rand d’objet sexuel, le Maître peut se servir d’elle à sa guise, quand bon lui semble. La soumise dormira dans la tenue imposée par son Maître afin de faciliter l’intromission du Maître pendant la nuit, si l’envie lui en prend. Elle sera de temps à autre attachée dans une position pas trop confortable, mais laissant ses différents orifices à portée de son Maître. L’introduction de divers objets peut être envisagée, pour le plaisir du Maître de savoir son esclave ainsi possédée en permanence. Par contre, il est expressément accepté par la soumise qu’aucun plaisir sexuel, que ce soit par la masturbation ou par un ou une autre partenaire, n’est acceptable sans le consentement ou l’autorisation du Maître. La soumise maintiendra son orifice anal lubrifié par un produit adéquat, de façon à ce que celui-ci soit pénétrable à chaque instant sans effort pour le Seigneur et Maître.
12 Ton Maître toujours te protégera
Le Maître doit gîte et couvert, protection et sécurité à sa soumise. Il reste en permanence organisateur et bien sûr garant de la sécurité de sa soumise, dans ces jeux. Il ne peut imposer un acte qui risque de pénaliser ou d’enfreindre les lois ou de mettre sa soumise en danger ou de la rendre pénalement responsable. Il ne peut faire couler le sang ou mettre la vie ou l’intégrité de la soumise en cause. Tout manquement à cette règle entraîne la rupture du contrat de soumission.
Ces règles sont la base de l’éducation de la soumise qui doit, mieux encore que les apprendre se l’est approprié et les faire siennes. Elles sont la base de leur éducation et leur dressage mais les Maîtres doivent avant tout être magnanime et savoir jouer avec les règles pour mieux appréhender et comprendre leur soumise.
Laïka n’est pas une soumise novice, ces règles lui étaient connues et elles les appliqua dès notre première rencontre.

05 avr. 2006
LE LIVRE DE LAIKA -5-
DON ET PREMIERS JEUX (Suite)
Laïka tenta de masquer sa pudeur. Je le compris et la plaçait sous les draps afin de ne pas provoquer sa gène. Cette gène peut être un outil de plaisir, mais aussi être un point de blocage. Je ne voulais pas l’effrayer et restais attentif. Je lui donnais du plaisir de ma main. Je veillais à ce que le Maître soit présent. Il n’est de pire amant que celui qui pense avec son sexe. Le Maître doit garder sa raison et contrôler ses pulsions. La soumise ne mérite pas d’être un support de jouissance furtive. Elle a droit à bien plus de considération.
Laïka m’épiait et je le savais, elle tentait de découvrir l’homme sous le Maître, l’envie sous les mots. Elle est intuitive et peu à peu la libération de l’esprit permit de penser à des actes de plus en plus assujettissant. Je l’attachais, la caressais, la fouillais et abusais de chaque partie de son corps, mais je me refusais de la prendre. Elle devait le désirer et ce n’était pas encore le cas. Elle jouit ainsi et le jeu dura plusieurs heures. Amants, Maître, Confident, je me plaçais à l’écoute de son corps et de ses envies ce qui la surpris car les Maîtres considèrent trop souvent que la soumise n’est pas la pour prendre du plaisir. En réalité, je ne voulais que consolider physiquement la confiance qu’elle éprouvait déjà en moi. Je me suis mis à l’écoute de son corps comme j’etais à l’écoute de ses mots lors de nos conversations. Laïka s’endormit et je la contemplais avec envie, plaisir et reconnaissance. Elle était ma soumise et je me dévouais à elle. Elle ne menais dans ce monde ou la délivrance de la possession rendait mon être fourbu et satisfait...
Le réveil fut une profusion de caresses et de plaisirs. Laïka donna de son corps et jouit encore sous mes doigts. Le plaisir d’être lié à moi la tenait en haleine et elle ne cessait de me faire comprendre que cela lui plaisait, qu’elle était fière d’être près de moi. Elle était délicieusement obéissante. Je la quittais avec difficulté et elle semblait aussi très marquée par cette nuit.
Avait-elle trouvé en moi le Maître qu’elle attendait, espérait et imaginait ?
Depuis le début de nos conversations que de chemins parcourus… De cette après midi au téléphone à notre première rencontre, de l’envie suscitée à son corps dévoilé, de ces deux inconnus à ces intimes complices…
En voiture vers le retour, je ne pouvais m’empêcher de me souvenir de son corps, de sa docilité et de mon influence, même si je n’avais pas été très exigeant pour cette première nuit, elle avait été à la hauteur de mes espérances. Laïka me manquait déjà et mon envie de faire d’elle la soumise ou la Muse de mes plaisirs était plus que jamais renforcée par son abnégation et le potentiel qu’elle m’avait laissé apparaître.

04 avr. 2006
LE LIVRE DE LAIKA -4-
DON ET PREMIERS JEUX ( SUITE)
Laïka comprit très vite le plaisir de son Maître à voir le désir des autres sur elle. Elle comprit que je me sentais valoriser de posséder l’objet du désir des autres, de la posséder et de la montrer. Alors, peu à peu, la complicité qui nous lie fit naître le jeu…
Laïka, loin d’avoir honte de son statut, le dit à haute voix en me donnant du Maître et en m’expliquant, sans ombrage, ses goûts et ses réalisations du passé. Elle m’indiquait quels objets avaient déjà été utilisés sur elle et les plaisirs ou craintes ressentis. Les oreilles étaient tendues, les yeux dévoreurs et interrogateurs, les esprits emplis de fantasmes. Nous fûmes suivis jusque dans une librairie voisine par un homme plus ardu que les autres. Nous nous délectâmes de jouer en regardant les ouvrages reconnus du SM que nous commentions à haute voix, de Maître à soumise, sans équivoque possible sur notre lien. Le jeu était plaisant, Laïka y prenait une savoureuse habitude. Nous passâmes en revue tout le répertoire des auteurs orientés… de P.REAGE à V.DURIES, de SADE à A.RICE …
Personne n’osa interpeller, personne n’osa questionner. Tous ces hommes qui ne rêvaient que de possession et luxure, baissaient les yeux devant la preuve de notre lien. Leur fantasme était à porter de main, aucun n’eut le courage de le contempler dans les yeux.
Laïka jouait comme une enfant et je la regardais. Ce jeu était nouveau pour elle. Nous étions nous même, un Maître et une soumise dans le plaisir de se montrer sans aucune peur ni hypocrisie. Nous nous délections de la vérité.
Après l’après midi à Paris et l’achat du collier, nous allâmes dîner. Laïka était ravissante et rien ne pouvait être plus plaisant à mes yeux que le constat de sa soumission dans ses gestes, ses attitudes et ses paroles. Elle savait que le dîner fini, nous irions à l’hôtel et que là, elle serait sous mon autorité, que son corps serait lui aussi asservi… La tension qui montait et chaque kilomètre qui nous rapprochait de l’hôtel imposait à Laïka un silence de plus en plus profond.
Je la revois à genou dans cette chambre épurée du moindre détail superflu, a genou, dès la porte fermée en attente de mes ordres, de mes envies et de mon bon vouloir…
Avait-elle peur de moi ? La confiance qui nous lie et que j’avais voulu parfaite me laissais à penser le contraire. Je l’embrassais, la cajolais et lui demandais de se parer des atours que j’avais demandés qu’elle apporte. J’attendis son retour en exposant sur le lit les objets qui étaient les parures de sa soumission. J’étalais son collier, sa laisse, ses bracelets de cuir. Elle revint vêtu d’une nuisette bleu et d’une veste assortie. Je lui passais son collier et ses bracelets. La beauté de la soumise réside dans ce fabuleux mélange entre l’image de la femme et l’image du fantasme. Laïka, a genou, paré de ses attributs de soumise aurait pu être telle les photos des livres qui font rêver les hommes ; mais elle était mienne. Je la possédais et cela suffisait à mon bonheur.

03 avr. 2006
LE LIVRE DE LAIKA -3-
DON ET PREMIERS JEUX
Laïka m’avait rejoint à la gare Montparnasse vers 11H. Nous buvions un café et je la contemplais. Elle portait la tenue que je lui avais demandée. La jupe noire et des bas que l’on devinait ne faisait que mettre en valeur le haut de son corps et son décolleté. Ces cheveux étaient noués par un chignon, une chaînette entourait sa cheville et un ras du cou imitait le collier de cuir aurait, j’en etais convaincu, aimé porter. Les yeux de Laïka se troublent quand l’obéissance l’étreint et c’est un moment divin... Elle savait ou je l’emmenais, elle savait qu’elle allait me prouver sa volonté d’être ma soumise et me choisir comme Maître. La soumise ne doit pas se donner sans choisir car cette décision doit être sienne. On ne prend pas une soumise, mais on accède à son choix, on est élu et rien n’est plus valorisant.
En ce jour d’avril, elle devint ma soumise. L’achat de son collier et de ces bracelets de cuir en un lieu reconnu du monde SM, fut pour moi un sacrement. Laïka fut exemplaire de classe, de contrôle et de joie. Elle se comporta de façon remarquable, elle appliqua les règles de conduite que toutes les soumises éduquées doivent suivre. Sa conduite me valorisa aux yeux des personnes présentes. Laïka apprécia que cette « union » soit scellée au grand jour, sans faux-semblant, sans gène ni honte… Les vrais adeptes de ce jeu ne cachent rien de leur goût. Ils sont dans la vie comme dans leur relation _ vrai et sincère. Cette sincérité fait naître une hyper sensibilité a mesure des séances et de la progression du sentiment commun d’appartenance.
Le vendeur passa le collier de cuir et métal à son cou. Les visiteurs et les clients du lieu savaient à présent qui elle était et qu’elle était son statut. Je lus l’envie dans certains yeux et la gêne dans d’autres. Laïka n’avait pas conscience qu’elle était désirée et qu’on la déhabillait du regard. Elle etait le centre d’intérêt et chaque personne présente ne pouvais rester indifférente à la vision de cette femme qui s’offrait et donnait son être aux désirs d’un autre. Je laissais Laïka seule et m’éloignais de quelques pas pour contempler son trouble et juger des réactions autour d’elle. La meute des désireux tenta une approche, Laïka eut le délicieux réflexe de venir à moi pour sentir ma proximité et ma protection. Elle était droite, fière et ma présence la sécurisait.
Nous examinâmes les objets du vice et de la perversité étalés en ce lieu sans nous soucier des regards et commentaires. Les bracelets de cuir, les pinces à seins et autres cravaches… les objets du jeu de la domination peuvent paraître durs et âpres, ils peuvent effrayer et faire fuir. Ils ne sont que la mise en œuvre et la concrétisation des pulsions et des envies. Des objets de plaisirs et non de torture…

31 mars 2006
LE LIVRE DE LAIKA -2-
LA QUETE (Suite)
Nos dialogues nous ont permis de nous connaître, de nous dévoiler et de nous apprécier. Les dialogues devinrent de plus en plus révélateur de nos envies mutuelles. Quelques rencontres et déjeuners nous permirent de confirmer cette impression. Plus je parlais avec elle, plus j’analysais et plus je comprenais que la cartographie de laïka correspondait à ma recherche. De plus, son expérience et tout ce qu’elle en avait retiré ne pouvait apporter qu’une valeur supplémentaire à ses attentes. Serai-je moi même à la hauteur ? Elle émit le souhait de m’appartenir et j’y accédais avec un plaisir non voilé. Elle allait devenir ma soumise et je me donnais à elle.
Laïka est une superbe femme, une dame brune dont les yeux révèlent par leur variation de ton et de couleur, la profondeur de ses rêves et de ses refuges. Ces rondeurs qui pour elle sont de trop, lui donne un intérêt et un attrait particulier pour le bondage. Elle marie élégance et prestance. La courbure de ces reins à un je ne sais quoi d’indécent qui provoque et excite lors que à quatre pattes, elle évoque la chienne ou la jument en attente de la saillie. On devine en elle le souhait d’être aussi apprécier qu’elle n’apprécie, aussi désireuse qu’elle désire être désirer.
Elle connaît ce monde ou les hommes soumettent et abusent, éduquent et dressent par force et sans souci du bien être de l’élève. Je ne suis pas ainsi. Je veux lui dévoiler que ce monde ou les hommes divinent et subliment les femmes pour l’offrande qu’elle leur donne, ou elles deviennent bien plus que des soumises ou des esclaves ou des objets … des reines. Le Maître ne devrait jamais voir en sa soumise la déchéance et la peur, mais la sublimation et la confiance. Je ne veux faillir à cette règle, je m’y engage et n’y dérogerais pas. Le don de la soumise est précieux, le sacrifice du Maître l’est aussi. On ne peut demander sans offrir, on ne peut recevoir sans donner. La soumise n’a nul besoin de collier pour appartenir à son Maître, le don est celui de l’âme. Le lien crée plus fort que la simple image de la soumission. La force qui est dégagé par la relation Maître /Soumise doit être une vague qui transporte vers les plages des fantasmes communs ou chacun ne pensera qu’au plaisir de l’autre.

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