BLOG BDSM - LE LIEN INVISIBLE

La passion et la vie d'un couple BDSM

20 août 2009

CONSENTEMENT

PLUS ENCORE ...

Il n'est parfois pas simple, pour certaines personnes, de faire le distinguo entre ce que nous nommons nos jeux BDSM (au sens large du terme) et certains actes réprimandés par la loi. Les amalgames sont nombreux, faciles et simplistes, surtout lors la médiatisation et/ou l'évocation, pas toujours objective, d'incidents ou de certains faits de société. Ainsi, même s'il est peut probable d'être poursuivi par les forces de l'ordre, lors d'un jeu bsdm, si les partenaires indiquent qu'il s'agit d'un "jeu" volontaire entre adulte conscient de leurs actes (et si vous ne genez personnes). La nuance entre l'accord et le déssacord ne repose que sur la notion de consentement, parfois bien difficile à affirmer ou démontrer (surtout si la mauvaise foi de l'un des acteurs ou la rancune, la rancœur ou la vengeance s'en mêlent...

Ainsi la notion de consentement qui est essentielle ne suffit pas a une relation B D S M. En effet, notre système judiciaire (et celui de nombreux pays) est ainsi fait que même après de multiples années, la probabilité qu'une personne qui évoquerait des jeux BDSM poussés et les enroberait d'humiliation ou de certaines "contraintes"" qui furent a l'époque consenties, n'auraient aucun mal a obtenir la condamnation de la personne dominante. Le B D S M ne serait en rien reconnu comme une circonstance explicative, atténuante ou recevable des actes qui entre dans ce cadre juridique. En effet, nombreux de nos jeux ou comportements peuvent être considérés comme socialement et juridiquement inacceptables et considérés comme une atteinte à l'autre... ce qui pour nous est l'amour peut paraitre offense pour beaucoup.

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Ainsi, apparaissent les premières limites du consentent même mutuel : aucun ne peut consentir a des activités illégales ou interdites par force de loi, sans risquer la réprimande, ceci si vous êtes pris dans l'exercice de cette activité ou si cette activité est a postériori dénoncée. Bien sur, on peut toujours fustiger les lois obsolètes qui ne suivent pas l'évolution des mœurs, mais cela ne change rien a la nature du contexte pénal. Ainsi si vous avez l'intention de "jouer avec la loi"... un seul conseil : ne pas se faire prendre, pas de témoins et pas de preuves (vidéo ou photo) de vos exactions... Or ou les adeptes du BDSM trouvent ils la plus grande part du plaisir de leurs jeux, si ce n'est, en partie, dans la divergence avec le conformisme ou le conventionnisme. A bien y réfléchir, nous jouons avec la loi ou nous l'outrepassons de manières régulieres. Chaque récit de pratiques ou de lieux, de scéances externes ou privés pourraient donner nature a un délit pénal.

Le consentement, ici, ne suffit plus... il faut passer au delà de celui-ci, dans un domaine ou la confiance et la complicité permettent tous les exces...

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07 mars 2009

INGERENCE

RESTONS ... DIPLOMATE


Il existe bien des manières de vivre une relation BDSM. Ainsi, les jeux des uns ne sont pas ceux des autres. La perception du spectateur de ce type de jeu peut être bien différente du vécu ou du ressenti des acteurs qui "officient". La relativité de l'observateur qui construit sa compréhension sur l'historique de ses propres réflexions et interprétations, est d'autant plus difficile, dans ce domaine, que la palette des situations est importante et les manières de les vivre et ressentir multiples. Des histoires ou "affaires" (la dramatique du terme et son aspect juridico-policier pourrait faire sourire...) émaillent régulièrement la planète BDSM. On relate des séances publiques ou privées ou des personnes dominantes auraient dépassées les limites de l'acceptable... ou certains auraient, par ignorance ..., par idiotie..., ou par égocentrisme, mis en danger les personnes qu'elles soumettaient ... (Bien triste constat et vérité dont nous sommes trop souvent régulièrement les témoins). Mais, on touche ici a la sensibilité des observateurs face a l'acception ou a l'extrémisme des entités BDSM qui se donnent a être regardées. En effet, qui peut savoir mieux que les deux acteurs ou est la limite consensuelle de leurs jeux. Les niveaux d'acceptation pouvant être si différent, il est primordial de comprendre que chaque entité doit rester maitre de ces jeux. Néanmoins, un droit d'ingérence de devrait il pas être obligatoire a qui observe des jeux non sécuritaires ?...Mais comment juger du non sécuritaire sans connaitre, a minima, les bases de la morphologie humaines et des zones ou des pratiques a risques.


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Pour comprendre cette nuance, il faut percevoir qu'il y a une différence entre donner de la cravache sur des parties dites charnues et frapper comme un "bourrin" sur des zones sensibles du corps comme la colonne vertébrale ... qu'il y a une différence entre faire des nœuds, sans aucune préoccupation de la circulation sanguine de la personne liée et mettre en valeur l'esthétisme d'un corps (avec un couteau a porter de main)... Quand doit commencer l'ingérence ? Qui doit être le garant de la sécurité d'un lieu ou de soirée donnée ? Il semble surprenant d'en arriver a se poser ce type de questionnement. Il fut un temps ou les réponses étaient plus évidentes. Chacune des personnes dominantes présentent dans un lieu ne devraient elles pas être garantes déjà de la sécurité de celui ou celle qui s'offre a lui? Le maitre des lieux ne devrait il pas être garant de ce qui se passe sous son toit ? et enfin, chacun ne devrait il pas être a l'affut de toutes insécurités éventuelles ?

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15 juil. 2008

NON SENS

PLONGEE PROFONDE


Lorsque les repères n'existent plus, que ni la vue, ni le son ne vous rattachent au monde, que le tactile n'est plus permis, la personne soumise entre dans un univers qui peut vite devenir terrifiant. Si l'on ajoute à toutes ces privations, un contrôle de l'arrivée d'air en limitant au nez ou a la bouche la faculté d'expiration et de respiration, on arrive vite à une perte quasi totale de la perception de la réalité, du temps et de l'espace. Un sentiment de recentrage sur soi qui effraye parfois et qui peut mener à la panique, s'il n'est pas apprivoisé de manière progressive, patiente et partagée avec la personne dominante.

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Quelles preuves plus forte, de son offrande à l'autre, que l'acceptation de la maitrise de ces propres sens, de sa propre respiration, de son propre rattachement à la réalité environnante. Quand le voile noir du son et/ou de la vision ne vous laisse plus de choix que de vous remettre à la confiance en l'autre, la volonté de s'offrir ne peut être tronquée. Si la panique des premiers jeux de privations sensoriels fait place, peu à peu et chaque fois un peu plus, à la confiance aveugle, elle entraîne la personne soumise, enfermée en elle même, sur les pentes d'un abandon si absolue que la profondeur en effraye parfois, aussi, celui qui le reçoit...

Est il utile de dire que la personne dominante est alors le seul recours, le seul lien avec la réalité et que le terme de guide prend alors tout son sens ? Ce plaisir de voir l'autre se confier a vous dans les fonctions qui entraînent sa vie même, ne peut être que le fruit d'un accord exceptionnel et d'une volonté d'écoute parfaite.On touche alors à des plaisirs et à des sensations de puissance exaltante qu'il faut gérer et appréhender avec maîtrise et une totale connaissance de l'autre, mais aussi de soi.

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30 avr. 2008

FLAGELLATION

MAIN DE FER ... GANT DE VELOURS

Il existe une multitude d'instruments pour la flagellation. Chacun se comportant de manières différentes en ce qui concernent les facteurs physiques et d'inerties, ce qui impliquent des techniques d'utilisations variées. Certains de ces instruments, désormais classés BDSM, trouvent leurs origines dans des utilisations non consensuelles sur l'être humain, dans des temps pas toujours aussi éloignés, comme (entre autres) le chat à neuf queue (marine anglaise), le fouet (colonie américaine ) ou la canne (école anglaise). D'autres trouvent leurs origines dans une utilisation destinée aux animaux comme la cravache et les bullwhips. D'autres encore ne sont que des adaptations ou des "conceptions" de l'esprit de certains, car tout ce qui possèdent une poignée (ou une extrémité que l'on choisi de tenir comme telle) et une surface de frappe peut alors devenir outils de flagellation, comme une règle, une ceinture ou une simple cuillère en bois.

La résultante de la flagellation sur le corps est que l'énergie transmise (variable selon d'inertie, la force, la forme de l'outil  ...)  provoque une compression des cellules frappées. Selon l'intensité déployée, certaines cellules ne peuvent absorbées toute l'énergie et sont endommagées ou détruites. Le message de douleur est alors transmis par les cellules nerveuses. Une flagellation même légère peut entrainée des dommages, non visibles. Ce serait une erreur de penser que les traces ou marques externes sont les seules dommages corporels potentiels, c'est pour cela qu'il faut éviter certains secteurs du corps dans ce type de jeux. Parmi les facteurs importants dans la résultante de l'impact, on notera la variation de l'énergie en fonction de la forme de l'objet et du matériaux qui le constitue. Certains instruments étant plus efficaces pour un effort moindre. Ainsi, un instrument flexible rebondira avec résilience et en absorbant une, plus ou moins, grande partie de l'énergie donnée dans le rebond, alors qu'un instrument lourd et rigide transmettra la totalité de son inertie et pourra provoquer des meurtrissures profondes. Un outil plat transmettra son énergie sur une zone d'impact écartée en la diffusant de manière superficielle, alors qu'un outil à très petite section provoquera un stress plus localisé et plus destructeur, surtout si les bords en sont coupants ou saillants.

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Il convient donc d'adapter le protocole de flagellation à chaque instruments selon les facteurs de flexibilité, de poids, de surface de contact, d'inertie ou de vitesse, ainsi que des caractéristiques des matériaux le constituant. La personne dominante devra toujours veiller à prendre en considération la dangerosité relative et/ou réelle de l'outil. Elle doit veiller à ne pas dépasser le seuil de tolérance ou d'endurance de la personne flagellée et à sauvegarder son intégrité physique. Lors d'un premier jeu ou de l'utilisation d'un instrument pour la première fois, et cela même si le "safe word" reste valide, il peut être opportun de demander à la personne qui reçoit de définir la douleur ressentie sur une échelle de 1 à 10, de manière régulière et en fonction de l'intensité des coups donnés. Cela permettra un étalonnage de la puissance des frappes avec le ressenti et l'envie de l'autre. Il faut veiller à ne jamais dépasser un niveau 7 , ceci pourrait rendre le souvenir de la séance trop pénible et provoquer un rejet de l'outil à l'avenir ou une peur psychologique de celui-ci. Le seuil de tolérance pourra ainsi être réévalué à chaque nouvelle utilisation sans que l'intégrité physique et psychique de l'autre ne soit mise en jeu.

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03 mars 2008

BUTS ET OBJECTIFS

Réponse à Zak :


UNE DEMARCHE CONSTRUITE ?



Les notions de buts et d'objectifs, souvent "significatifs" (adjectif issue des fameuses douze règles de SALOME) sont souvent utilisées ou repris dans les textes traitant de relation BDSM.  Que peuvent bien couvrir ces deux notions ? Nous pensons y comprendre et entrevoir les éléments de compréhension ou d'introspection que toutes séances ou jeux devraient donner a développer ou a faire naître, afin de faire murir les différents aspects de la relation tel que la confiance, le respect, le renforcement individuel et relationnel, la résistance, etc... Nous y percevons aussi, sur le plus long terme, l'état d'épanouissement et l'adéquation des recherches des deux partenaires. Ces objectifs passent par la "réalisation de soi" au travers de l'autre, mais aussi par l'acceptation de l'approche, plus ou moins, intense et profonde des limites de chacun. En effet, les séances ou jeux, on pour but le plaisir mutuelle soit, mais aussi, la perception de notions plus personnelles ou demandées par les deux acteurs, et définies bien en amont de la relation, dans la phase de rencontre et adéquation des visions. Un exemple (parmi tant d'autres) serait la perte de pudeur, qui sous couvert de jeux va aider la personne soumise a s'assumer dans son corps et la personne dominante a demander encore plus au vue de l'épanouissement qui en découle... Il en va ainsi pour chaque "thème" retenus pour aboutir vers le ou les objectifs que l'entité BDSM cherche à atteindre. Il en résultera l'adéquation optimum des deux individualités au sein de la relation BDSM. Tous ceux-ci impliquent, si certains en doutaient ou ne l'avaient pas compris, que la relation BDSM ne se mène pas au petit bonheur la chance, mais avec un minimum de circonspection, de compréhension et de pédagogie... En effet, pour atteindre les "fameux" objectifs significatifs, un cadre défini, une progression logique et dynamique, et une démarche planifiée semblent des éléments minimum. La progressivité par rapport au niveau initial doit être prise en compte.


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(Ce qui suit est une idée tout a fait personnel )

La domination / soumission serait comme une droite composée de multiples segments. Leurs nombres changeraient selon les "élèves" et les "guides", les principaux étant la contrainte, l’humiliation, la douleur, l’exhibition, le voyeurisme / exhibitionnisme et la sexualité..etc.. . Il en existe d’autres, plus tabous encore, comme l’urologie, la scatologie, la zoologie, la privation de droit, etc… Il sera possible d’en ajouter ou retirer en fonction des limites ou goûts du couple Maître/Elève. Ainsi, il serait aisé, par la discussion, par des questionnaires et par la mise à l’épreuve d’établir une cartographie d’un élève potentiel, en incrémentant à chaque segment un niveau acquis / requis en fonction des réalisation ou souhaits de l’élève, et des attentes ou buts de la personne dominante. Cette vision très cartésienne d’un domaine aussi subjectif permet une meilleur compréhension des notions de buts et finalité de la domination. Le Maître saurait ce qu’il veut obtenir (ou croirait pouvoir obtenir) de son élève. L’élève saurait (ou penserait savoir) ce qu’il veut donner. En effet, beaucoup ne sont pas conscient de leurs attentes et demandes. Ils surestiment leurs capacités ou la réalité de leur réel potentiel. La mise en œuvre de la démarche de soumission n’aurait alors plus pour but que de développer chez la personne soumise les différents segments "déficitaires" ou recherchés pour les mener vers le niveau requis ou demandés. Le nombre de segments évolue en cours de jeux par la découverte de plaisirs ou de craintes qui n’avaient pas été perçu ou abordé au début de la relation. Le discours et le dialogue sont indispensables pour ne pas outrepasser les rives et les niveaux critiques. Ceci tuerai la confiance et modifierai la relation de complicité en une relation de suspicion peu propice aux jeux.

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28 févr. 2008

PREMIER DE CORDEE

EN VOITURE ....

En écoutant, les "acteurs" des jeux BDSM tenter d'expliquer ce qu'ils ressentent ou comment ils définissent leurs relations D/s ou BDSM, on se rend vite compte que chacun perçoit l'échange de pouvoir à sa manière. Même au sein d'un couple, les perceptions peuvent être parfois différentes. Les modalités et les pratiques sont déjà autant de différentiel. Chacun jalonne ou pas, selon ces envies et ces ressentis, les jeux de limites, de règles et/ou de folklores ... Chacun trouve le plaisir dans la possession ou la liberté, dans l'interaction ou dans le côtoiement, dans la durée ou dans la périodicité, dans une intensité ponctuelle ou dans une douce contrainte permanente. Certains pensent que la soumission peut être étendue et bénéfique au delà de la relation BDSM, d'autres n'y attachent que l'aspiration à leurs rapports sexuels ... La multitude des courants de pensée est à la fois une force, mais aussi une faiblesse des adeptes du genre. Chacun pensant, bien trop souvent, que le courant qui le porte est un fleuve idéal sur lequel il faut naviguer. C'est a chacun de déterminer la profondeur et la puissance de ce qu'il (ou elle) désire offrir pour vivre la relation qu'il désire. La recherche sera fonction de chaque besoin, de chaque individualité, de chaque croyance en ce que le rapport pourrait ou devrait apporter dans leur vie et épanouissement personnel.



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Bien souvent, le partenaire influencera également les choix et les sensations pour ouvrir de nouvelles voies. La relation pourra être calme et reposante comme le souffle du vent, mais aussi déferlante comme les vagues qui se brisent sur les rochers ou encore un murmure ou un bourdonnement. Chacun y trouvera, en fonction de la personne qui le guide et selon l'adéquation des individualités et des expressions, l'ouverture de sa sensibilité et son coeur, mais aussi, hélas, parfois le gel de ses pulsions qui ne se trouvent pas comblées ou qui seront déçues. La relation BDSM est un voyage, pas une destination. Le paysage change tout le long du chemin en fonction de nos évolutions et de nos expériences. La relation n'est pas statique mais dynamique et évolutive. Ce voyage peut être celui de notre vie ou un simple week-end, une longue chevauchée ou une simple traversée, le rêve d'un soir ou l'envie d'une vie ... mais quelque soit la durée de ce périple, il ne laisse jamais indifférent et nous laisse marqué pour toujours dans l'amour comme dans la haine, dans l'échec comme dans la beauté. Une chose est pourtant sur, c'est un parcours vrai, sincère et gratifiant, et n'est ce pas la, sa plus belle finalité.

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20 févr. 2008

C.F.N.M

LA REVANCHE DE LA FEMME-OBJET

Derrière l'acronyme C.F.N.M. (Clothed Female / Naked Man ) se cache une nouvelle "tendance" sexuelle. Dans ces jeux, des hommes nus deviennent les objets de femmes qui elles restent habillées. Ces messieurs se dévouent aux plaisirs féminins dans un cadre et des règles définies. Cette pratique d'inspiration BDSM est née au Japon et aux Etats-unis. Le principe reste simple : un ou plusieurs hommes deviennent la "victime" consentante d'un groupe de femmes...( je vois déjà les regards briller et les fantasmes surgir...). Ces dames se doivent de rester habillées tout le long du jeu et tiennent les rênes dans une inversion des rôles. L'homme-objet nouveau est arrivé...

La première particularité naît du nombre plus important de femmes que d'hommes. L'inégalité commence par le nombre. Peu a peu, un rapoort de force s'installe vis a vis des actes de l'homme du soir. En général, cela commence par un déshabillage dirigé et guidé par les "meneuses"... positions, manière, partie a dévoiler, poses humiliante... bref  tout le registre de la dominante exigeante... L'homme est alors privé de son assurance de mâle et utilisé selon le bon vouloir. Il devient objet, chaise, fait le service, le repose pied... Il ne doit prendre aucune initiative et subir les volontés féminines.

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Dans une soirée réussie (comme dans tous les jeux de D/S), la recherche du plaisir passe par l'augmentation progressive des sensations. L'homme se met au service des fantasmes de ces dames, mais le cadre est plus sécuritaire (loi du nombre) et n'aboutit pas a des pratiques plus pousser que l'excitation, la masturbation et parfois, si ces dames l'accordent, la jouissance.
De nombreux jeux ludiques sont utilisés par ces dames pour mettre le mâle humilié, restreint dans ces actes et quasi émasculé dans un état de conscience décalée et d'acceptation progressif : promenade tiré par le sexe, marche à 4 pattes, les yeux bandés l'homme doit chercher un objet sous les moqueries, des gages, et autres punitions purement humiliante, sujette à raillerie et pour l'amusement des dames...

Bref, un BDSM édulcoré, sans sexualité, sans endorphine, sans appartenance... uniquement des stimuli qui passent par la gêne, la restriction, l'humiliation et une totale abdication de toute volonté pour mener l'homme à un état de conscience modifiée d'acceptation et  ... un amusement libertin et sans sexualité pour ces dames ... le petit jeu entre copines du samedi soir ? la dérision dans la guerre des sexes ? sado-maso -chic ? Les domina en herbe font envahir les soirées et les clubs ...

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18 févr. 2008

SEDUCTION, AMOUR ET BDSM

APPRENDRE A AIMER

Nous discutons souvent avec des femmes qui recherchent mais ne trouvent pas le "Maître de leurs rêves". Nous écoutons leurs recherches, leurs suppliques et leurs motivations. Nous sommes souvent surpris d'entendre que l'amour est pour elles une condition du don qu'elles souhaitent offrir et non une conséquence ou une résultante que la relation pourra ou non initialiser. Ces femmes ne cherchent elles pas l'amour avant tout ? Une volontaire à la soumission doit elle être amoureuse de son futur  Maître ou un Dominant(e) de sa soumis(e) ? L'obligation d'amour est elle une résultante ou une condition de la relation?

Si nous nous basons sur nos expériences et connaissances, l'amour et la soumission ne sont pas incompatibles (cela est évident) mais ces sentiments ne sont pas primordiaux pour débuter une relation. En effet, il parait impossible de pouvoir faire naître des sentiments sans que l'autre ne puisse être connu et apprécié dans sa manière d'être, ses idées et ses réalisations. Ceci étant peu probable sans que la relation existe déjà ... Il ne faut pas confondre amour et séduction. Si aux jeux de la mise en place et de la démystification, la personne se laisse séduire et accepte de tenter de "se donner et s'offrir", elle n'est pas amoureuse pour autant. Beaucoup de relation BDSM, ne sont basée que sur l'appartenance et le don du corps, sans pour autant que l'un éprouve quoi que ce soit envers l'autre qu'une attirance physique, un feeling et une envie de partager une sexualité décalée. Beaucoup de personnes vivent le BDSM en dehors de leur couple, sans pour autant, vouloir laisser leur compagnon sur la touche et sans perdre leurs sentiments.


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L'alchimie amoureuse ne passera donc que par une relation réussie et une adéquation des épanouissements, par la séduction du corps et de l'esprit. Aimer appartenir ne signifie pas aimer, mais être en symbiose sur le plan de la composition des pensées et des actes. Est-ce suffisant pour faire naître l'amour ? N'est pas comme une relation basée sur un échange strictement sexuelle ? ...  Au delà de l'aspect relation BDSM, vient se profiler l'aspect purement humain : l'Homme ou la Femme sous le maître, la maîtresse, le soumis ou la soumise. La relation BDSM reste un parcours personnel global, si on oublie l'être sous le réalisation et les jeux on ne peut aimer vraiment celui ou celle qui est face a soi. Ainsi, on comprend aisément que la relation n'est pas seulement épanouissante sexuellement ou sur le plan des jeux, mais également dans la vie courante. Mais cette alchimie ne naît pas toujours, et l'empressement de beaucoup a vouloir aimer  annihile la ferveur de leurs recherches. L'exacerbation des sentiments dans la relation BDSM est un piège a double tranchant qui rend la relation merveilleuse ou vous plonge dans une quête parfois de l'impossible.

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07 févr. 2008

L'IMPATIENCE

Spéciale dédicace pour Elediem et Winfi :


NIVEAUX ET PARTENAIRES

Si dans la recherche du partenaire BDSM , on parle souvent de corrélation des pratiques et des goûts, on ne met sans doute pas assez en avant la nécessité de l'adéquation des niveaux d'intensité vécue dans le contexte de cette quête. Ainsi une personne soumise avec un passif fort, fait d'expériences intenses, aura sans doute du mal a comprendre et sera impatiente devant la faible intensité des jeux d'une personne dominante débutante. A contrario, une personne dominante expérimentée n'aura t elle pas tendance à exiger beaucoup et trop vite de la personne novice au risque de brûler des étapes...? La demande de l'un devrait être à l'égal de la recherche de l'autre dans une relation idéale, mais c'est rarement (ou jamais) le cas. Il y a souvent, à moins que l'entité BDSM ne soit d'une pérennité longue car le nivellement vient avec le temps, un décalage entre le niveau de perception et les envies des deux acteurs. Cela peut entraîner des dommages dans la compréhension des actes, ainsi que des dérapages dans les sensations psychologiques ou physiques. Cela peut être perçu comme une erreur de choix de partenaires ou un échec personnel tant pour l'un que pour l'autre.

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Il faut bien garder à l'esprit que la relation BDSM est comme toute relation de couple, évolutive. On ne pratique (ou ne subit ) pas de manière "extrême" sans une progressivité lente et construite, c'est aussi et avant tout une histoire de sensations personnelles. Le plaisir est aussi (et surtout) dans le dépassement, pas à pas, ceci est valable pour les deux partenaires, l'un dans le dépassement et la transgression de ce qu'il inflige, l'autre dans la perception de ce qu'il offre et accepte. Le désir de la personne soumise occulte bien souvent les notions de patience et de pondération dans les actes. Nous n'en voulons pour preuve les listes de demandes de nombreuses personnes prétendantes à l'obéissance et au don d'elles même, qui proclament leurs envies ou leurs refus pour certaines pratiques, sans avoir la notion de celle-ci . C'est à la personne dominante responsable de freiner l'autre et de lui faire comprendre que vitesse et rapidité, ne rime pas toujours avec épanouissement mesuré et accepté. La soumission n'est en rien le dépassement d'une autre (course à la surenchère entre soumise) mais le dépassement de soi.

C'est la communication entre les deux protagonistes qui sera le meilleur atout de la régulation des envies par rapport à l'expérience de chacun. Une femme (ex soumise) amoureuse peut très bien apprendre à son nouveau partenaire à la combler dans le type et le niveau d'intensité de jeux qu'elle aimait et souhaite retrouver, si celui-ci y adhère... Une personne dominante prendra le temps de mener l'autre peu à peu vers ce qu'elle espère et attend...L'important reste la quête du plaisir mutuelle. Il est rare que dans une relation classique, les partenaires trouvent l'orgasme et la jouissance dès les premiers ébats. La sexualité BDSM  n'échappent pas a cette règle. Elle se construit peu à peu, dans la patience et l'envie mutuelle de progresser vers ce que l'autre attend.

Sceau___numerau

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01 janv. 2008

AU COIN

VUE SOUS CET ANGLE ...


La mise au coin est une contrainte à caractère punitif, plus qu'une véritable humiliation. La personne soumise la ressent plus comme une solitude imposée, face à elle même, qui force sa réflexion sur l'acte ou l'erreur qui la menée à cette position. Pour la personne dominante, l'acte consiste à priver "la personne fautive", momentanément et délibérément de son regard, de ses paroles et de ses attentions. On comprend, aisément ici, que plus le sentiment d'appartenance est grand et plus la privation mène à l'introspection. La mise au coin consiste à éloigner physiquement la personne soumise d'une tentation ou d'une dynamique d'erreur ou à risque. Cela lui permet de se calmer, de rassembler ses esprits, de se rappeler les comportements de base que l'on attend ou exige d'elle, et de se placer dans "de meilleures dispositions" pour interagir dans le cadre de la relation BDSM, de certaines séances ou d'une incompréhension ou explication.

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La personne soumise ne doit avoir aucun contact avec la personne dominante (ou les autres personnes qui s'occupent d'elle) pendant qu'elle est au coin. En effet,
si elle génère pour la personne soumise un surcroît d'attention ou d'activité et d'interactions avec la personne dominante (même négatives), la mise à l'écart est vouée à l'échec. L'objectif de cette sanction est de lui faire comprendre qu'elle sera systématiquement exclu des interactions si elle se comporte comme elle le fait. Pour que la technique porte fruits, il faut qu'elle soit toujours appliquée selon les mêmes principes. Elle exige donc un investissement de départ mais celui-ci s'avère en général très rentable pour les deux partenaires. Une méthodologie d'isolement, incluant les causes, les explications, les temps et les positions ou lieux éventuels, est la base de le démarche. La mise au coin ne doit pas être une réaction ponctuelle, mais une réponse prévisible à des dérives définies. Si vous l'avez déjà mise en œuvre sans obtenir le moindre succès, cet investissement initial sera toutefois plus important que si vous partiez de zéro. Il est en effet plus difficile de modifier les comportements de la personne soumise s'elle est déjà réfractaire à une technique que de lui en enseigner de nouveaux alors qu'elle n'a pas encore été soumis à cette même méthode. Cependant, dans un cas comme dans l'autre, la mise à l'écart finit par fonctionner et elle mérite bien un petit investissement de temps et d'énergie à la base.

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