24 févr. 2009
BONDAGE - 58 -
22 févr. 2009
Equation
Le charme de nouvelles rencontres est toujours un moment délicieux,
surtout dans le cadre d'une soirée agréable et avec la compagnie de
personnes de qualité. La découverte du parcours d'autres adeptes de nos
jeux et les réflexions que chacun émet nous amène a réfléchir sur nos
propres certitudes, souvent trop invariables, et nos doutes, souvent difficiles à
lever. Ainsi, une jeune et "gentes dame" pour qui la mouvance B D S M n'a
plus de secret, nous confiait, il y a un peu que selon elle : "Tout dominant
posséderait un penchant (ou pendant) a son sadisme. Ce
contre-balancement s'exprimerait par une certaine forme de masochisme
dans le sacrifice que la personne dominante s'impose parfois pour ne
plus penser qu'au plaisir de l'autre. Ce pendant serait d'autant plus
important et fréquent que le dominateur serait aussi l'homme de cœur de
la personne dominée"... (J'espère avoir ici résumé votre pensée, chère
Solène).
Un pendant masochiste ?... Si l'on se place sur le plan purement du sadisme pathologique, il est permis d'en douté. Le plaisir de l'autre n'étant en rien le but de cette relation, le sadique ne tirant son plaisir que de ce qu'il inflige sans aucune préoccupation pour sa victime. La relation B D S M me semble tout autre. Le but du dominant étant (mais cela n'engage que notre vision des choses) de mener l'autre vers des plaisirs et des actes, vers des situations et des sévices porteurs de plaisirs communs. Il va de soi que, selon ou l'on se positionne dans les 3 sphères B D, D S,S M et dans les interactions de celles-ci, l'échange sera plus ou moins orienté vers le plaisir de l'autre... mais il semble constant que la personne dominée n'est jamais un simple objet dont on use et abuse... Ainsi le pendant que vous évoquez n'est, semble t il, que la résultante d'une relation constructive et raisonnée ou l'un et l'autre trouvent des plaisirs communs.
Mais on perçoit une notion dans votre réflexion, une notion qui distingue l'homme de l'animal, une qui distingue la brute épaisse de la sophistication des plaisirs... nous la nommerons l'humanisme. Ne vous semble t il pas évident que la personne dominante offre sans prendre ou recevoir ... ? N'est ce pas la , le juste retour des choses face a l'offrande de la personne soumise...? Est ce un acte masochiste que d'offrir le plaisir sans y chercher le sien ...? N'est pas ce, plutôt et surtout , un privilège de choix... Le plaisir est il le but unique d'un acte de domination pour celui qui l'inflige ? Cela serait bien restrictif et ne ramènerait la personne soumise qu'a être "un support sans vie" et la personne dominante a être "une main sans âme"...
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